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Introduction

S’adapter est une belle qualité. Mais il est important de prendre conscience que trop s’adapter peut être destructeur. Quels risques quand on s’adapte en manquant d’intelligence émotionnelle? Comment trouver la limite entre l’adaptation et la suradaptation qui nous amène à sortir de notre zone de confort? Qu’est-ce qui nous motive à nous adapter, ou à jouer un rôle? On en parle dans cet article !

Comment éviter la panique?

L’adaptation, une qualité recherchée

L’adaptation est une qualité reconnue dans le milieu personnel et professionnel. Si bien qu’elle est parfois sollicitée à l’extrême. Or, si la capacité à s’adapter est bien pratique, le fait de se sur-adapter peut être particulièrement destructeur, notamment pour la confiance en soi. C’est d’ailleurs également de cette caractéristique que se nourrissent nos relations les plus toxiques. Mais alors, comment éviter ce piège? Il convient dans un premier temps, de distinguer deux types d’adaptabilité :

L’adaptation spontanée

C’est cette capacité qui nous permet de faire des compromis, de rebondir sur un imprévu, de lâcher du lest sur le contrôle et d’oeuvrer pour le bien commun. De fait, elle est nécéssaire à la bonne marche d’une relation.

L’adaptation et le compromis, des signaux forts du bon fonctionnement d’une relation

Si l’un des protagonistes n’a pas l’envie ou la capacité de s’adapter un minimum, alors il ne peut y avoir de relation, de quelque nature qu’elle soit, puisque nous sommes tous différents et que ce qui convient à l’un n’est pas à 100% correspondant à ce qui convient à l’autre. C’est donc un signal fort de désengagement de la relation.
Attention cependant : Cela démontre un désengagement à l’instant T, mais pas forcément un abandon de la relation. Nos vies sont souvent bien remplies, et il peut arriver que nous devions prioriser autre chose.

La sur-adaptation

Elle découle de l’apprentissage que l’adaptation permet de fluidifier nos relations. Le problème, c’est qu’elle exclut totalement la réciprocité d’une relation, en posant l’idée que « si quand je m’adapte, je suis aimé et reconnu, alors je vais m’adapter tout le temps, pour tout ». C’est évidemment un réflexe protecteur, mais il fait totalement abstraction de la dimension réciproque d’une relation : Elles ne sont pas construites pour laisser nos interlocuteurs face à eux-mêmes, mais bien pour avoir un échange, des avis divergents, des envies différentes, une richesse dans la diversité.
Comment passer d'une relation saine à une relation toxique... En s'adaptant?

Le problème quand on porte un masque

Pourtant, il existe de nombreux désavantages à adopter ce type de fonctionnement.
D’abord, comme je le soulignais plus haut, cela mène à ne pas être soi-même, mais à être une parodie de l’autre. On joue un rôle, on porte un masque tellement ancré qu’il en est presque collé à notre peau. Enfin, cela est très inconfortable pour ceux qui nous entourent, parce que le fait de s’adapter à outrance à notre interlocuteur ne nous permet pas d’avoir une base de personnalité stable, ce qui nous rend difficilement compréhensible pour les autres.
D’autre part, vis à vis de soi-même, s’adapter constamment est éreintant, d’une part car cela demande d’anticiper chaque désir et envie de son interlocuteur, mais surtout, parce qu’on finit par s’y sentir obligé au risque de ne pas être aimé en étant soi-même.

En résumé

2 types d’adaptation

  • L’adaptation spontanée, qui est nécéssaire à la bonne marche d’une relation : Chacun met de l’eau dans son vin pour que la relation tienne la route. D’ailleurs, c’est souvent quand on arrête de le faire que ça commence à s’effriter
  • La sur-adaptation, bâtie sur la peur de ne pas être aimé/reconnu. Tu t’adaptes et ça te coûte un gros effort, mais tu ne peux pas t’empêcher de le faire. Tu joue en quelque sorte un rôle. Ça peut être dans un but de mise en sécurité, mais si c’est sur le long terme, c’est pas souvent une bonne idée, puisque … Ce n’est pas toi.

La différence fondamentale entre les deux : La liberté de choix et l’intention 

  • D’un côté, on fait le choix de s’adapter de manière fluide et plutôt en réaction à une situation donnée, naturellement. Ce type d’adaptation est réactif, fluide, spontanée.
  • D’un autre côté, la peur de ne pas pouvoir être tel que l’on est, et l’impression de devoir jouer un rôle nous mène à une stratégie, un calcul, une pro-activité de l’adaptation… Qui en fait presque un non-sens.
Alors pour répondre à la question de départ de savoir si oui ou non, c’est bien de s’adapter, ou de jouer un rôle, ma réponse, c’est que ça dépend du contexte et de l’intention.
adaptation vs suradaptation

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