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1. Attendre une demande au lieu de proposer en amont

Quand tu proposes quelque chose, prends garde aux excès de prévenance. L’enfer est pavé de bonnes intention, et prendre temps de vérifier que ce que tu estimes être inadéquat et « à adapter » l’est aussi pour ton interlocuteur peut te permettre de te prémunir d’un effort inutile. C’est d’autant plus vrai avant de faire des aménagements importants.

Cela permet de vérifier que ta supposition est la bonne : on ne voit pas tous les choses de la même manière, et faire des suppositions sur ce qui conviendrait aux autres en amont d’une demande peut mettre l’autre dans une position délicate et même causer des sacrés moments de gênes. 

De manière globale donc, attends que les autres demandent. Si tu présupposes les besoins et exigences des autres et tu te mets la pression inutilement, tu risque de la répercuter sur tes relations avec eux, et c’est rarement constructif.

Un signe commun que tu es concerné : Les « Mais moi je t’ai rien demandé » quand tu as l’impression de te plier en 4 pour d’autres. (Spoiler : en fait, il y a des chances que tu te plies surtout en 4 pour obtenir de la reconnaissance).

2. Temporiser tes décisions et prendre le temps de réfléchir aux propositions avant de donner une réponse

Surtout lorsque tu te sens fatigué ou sous le coup de l’émotion, c’est important de pouvoir réfléchir et prendre des décisions à tête reposée. Il n’existe que très peu de situations où tu ne peux pas au moins laisser passer quelques heures/la nuit pour y réfléchir, et cela permet souvent d’entrevoir les biais, et de mieux les prendre en compte. Ne te prive pas de dire « j’y réfléchis et je te rappelle » lorsque c’est nécéssaire, n’en déplaise à ceux qui pensent qu’il est inutile de réfléchir 🙂 

3. Peser réellement le pour et le contre, par rapport à toi-même et à tes intérêts avant ceux des autres

On fait souvent passer les intérêts des autres en premier, mais c’est bien souvent à notre désavantage. Apprendre à se faire passer d’abord est crucial, même si se faire passer d’abord c’est s’occuper d’autres personnes. Attention, à l’inverse, au piège du « ça me fait plaisir de rendre service », quand c’est dans l’espoir de recevoir en retour : Souvent, ce service n’est pas identifié comme tel, et donc pas apprécié à sa juste valeur. 

4. Proposer des compromis quand cela t’arrange, pour éviter de dire oui d’emblée, ou non de manière trop radicale

Là où l’on peut difficilement simplement ne plus dire oui, l’un des entre-deux les plus faciles à mettre en oeuvre est le compromis. C’est aussi un bon moyen de commencer à apprendre à dire « non » et à préserver ton énergie ou ton temps, et de te rendre compte que la terre ne se ligue pas contre par parce que tu refuses une proposition. 

5. Être au clair sur tes priorités, tes valeurs et ton organisation

Ce sont tes valeurs, tes priorités, ton organisation qui te permettront, via des micro-décisions, de savoir ce que tu peux accepter ou non. Cela évite de se poser trop de questions, et également d’être tenté de dire « allez, je peux faire un effort ». Un red flag important aussi : « tu pourrais faire un effort »

Je répète souvent qu’il est indispensable de se connaître et de connaître ses caractéristiques, besoins, limites, valeurs. Tu as ici une application concrète de l’intérêt que ça peut avoir. Un bon début pour arriver à être clair là-dessus, c’est d’aller découvrir Intensément Toi

6. Arrêter de te demander si tu devrais…

À la place, demande-toi plutôt si ça peut servir ton objectif ou non. Il y a plusieurs types d’objectifs : ceux qui déterminent les grands axes de ta vie, et ceux qui fluctuent au jour le jour. Normalement, les deux devraient aller dans la même direction, mais il arrive que l’on doive faire un choix qui semble paradoxal pour atteindre notre objectif lointain. 

D’autre part, les choix que l’on fait sont perçus par les autres selon notre culture, notre cercle social, etc. Si ton cercle social désapprouve majoritairement tes choix, cela peut être dû au fait qu’il ne soit pas perçu comme avisé… Mais ça peut simplement tenir au fait que ton cercle n’est plus adapté à la direction que tu veux donner à ta vie. 

Dans tous les cas, les autres ne sont pas dans nos baskets, ne savent pas ce que l’on accepte/vit. Ils ont donc le droit de demander des infos quand ils ne comprennent pas nos choix, mais la décision finale est la tienne.

7. Personne d’autre que toi ne te dira ce que tu dois accepter ou non

De la même manière que les autres n’ont pas voix au chapitre sur tes décisions, ils n’ont pas à dicter ce que tu dois ou non accepter. Là aussi, si tu sembles en décalage avec ton cercle social, c’est peut-être que tu l’es… Et ce n’est pas grave. Mais la réaction à avoir dans ce cas, n’est pas de te fondre dans le moule, mais plutôt de trouver un compromis et/ou des personnes avec qui tu te sentirais plus épanoui. 


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