Partager ce contenu

Introduction : Notre société est comparative

On a souvent tendance à se comparer, à chercher les conseils et les avis des autres à l’extérieur. Bref, de manière générale, à baser la perception de nous-même sur base de ce qui se passe ou de ce que les autres pensent. Et c’est normal parce que notre société nous y encourage très fortement :
  • Dans des livres et les magazines, les photos sont souvent parfaites
  • Dans les avis des autres, on se construit et on apprend à exister
  • Et puis si ça marche pas, je te propose sans cesse de te faire accompagne
Pourquoi il ne faut pas se comparer aux autres

Si on est encouragé à se comparer, pourquoi il ne faudrait pas le faire?

Du coup, on pourrait forcément penser que la réponse à toutes nos questions existentielles, c’est les autres qui l’ont. Et d’ailleurs, Le chemin le plus facile, c’est souvent de faire ce qui est normal. Cela ne veut pas dire que c’est toujours le bon. Pourtant, on est nombreux à s’adapter constamment aux autres sans se poser de questions, en leur donnant la priorité sous prétexte qu’ils sont « prioritaires » ou qu’on ne veut pas les vexer.

Nombreux sont ceux qui pensent qu’il existe une solution universelle, ou un guide de bonne pratique pour un problème qui les occupent. Nombreux aussi sont ceux qui ont l’impression qu’ils ont moins de valeur qu’absolument tout le monde, ou qu’ils n’ont pas de chance.

 

Quel est le lien entre la comparaison et la confiance en soi?

Il y a de fortes chances pour tu aies déjà bien compris que se comparer n’est pas toujours la meilleure stratégie pour maintenir une bonne estime de soi. Si la comparaison avec les autres est destructrice, la question qu’on pourrait se poser, c’est POURQUOI on se compare?

En fait, on peut prendre le problème à l’envers. Ceux qui se comparent le plus sont en général ceux qui sont le moins confiants en leur valeur intrinsèque, et qui se construisent le plus en fonction du regard des autres. Evidemment c’est plus nuancé que ça, et on le fait tous à un moment où un autre. La question réside plutôt dans l’équilibre.

  • Si par exemple, on se compare dans un domaine précis où l’on veut progresser, et où l’on est excellent, ça marche bien, et c’est même excellent pour apprendre.
  • Par contre, le chateau de carte peut vite s’écrouler si l’on se compare « dans l’ensemble » à plus fort que soit mais qu’on cherche à se prouver qu’on est meilleur, évidemment.

Quand la comparaison détruit la confiance en soi

Du coup, si il y a un domaine dans lequel il est sain de ne pas se comparer, c’est celui qui concerne notre valeur en tant que personne, difficilement comparable sur puisque sans vrai dénominateur commun tangible avec les autres.

D’autant que la comparaison concerne un processus mouvant, et que notre identité est plutôt figée. La comparaison dans ce domaine doit donc être mesurée, voire absente si elle est destructrice : personne n’est dans nos chaussures, aucune comparaison donc ne peut être suffisamment juste au global pour en valoir la peine. Ceci dit, même dans ce domaine, il convient de faire la distinction entre « s’inspirer » et « se comparer » : L’inspiration n’est pas forcément nocive si l’on sait la tempérer et l’utiliser à son avantage.
La suite dans la partie 2 de cet article !

Partager ce contenu